LCI Revue Annuelle de Stratégie — 2016

Vue d’ensemble de la performance

2016 fut la première année des stratégies depuis le lancement de janvier 2016, et une année agitée. Une frayeur sur la croissance chinoise et le prix du pétrole a provoqué un net début d’aversion au risque, le vote britannique du Brexit en juin a délivré un second choc, puis l’année a basculé sur une forte reprise au second semestre — les matières premières et les marchés émergents ont rebondi, et l’élection américaine de novembre a allumé un rallye de reflation (« Trump trade ») jusqu’en fin d’année. Les 18 stratégies LCI ont terminé solidement positives, de +4,3 % (Yield CHF S) à +8,3 % (Growth EUR SE). Le trait marquant fut la performance relative : 16 des 18 stratégies ont battu leur indice (les deux autres l’égalant pour l’essentiel), jusqu’à +460 pb, un mélange diversifié d’actions, d’un livre haut rendement/obligations émergentes en forte reprise, d’or et d’immobilier contribuant tous dans une année où les indices de fonds et de pairs ont capté moins du rebond.

Performance - 2016

Semi-passive (S)  |  Gestion active renforcée (SE)

Semi-passive (S) Gestion active renforcée (SE)
Stratégie12Mvs réf.p.a. (orig.)vs réf. (orig.) Stratégie12Mvs réf.p.a. (orig.)vs réf. (orig.)
LCI Yield CHF S +4,3 % +250 pb +4,3 % +250 pb LCI Yield CHF SE +5,3 % +352 pb +5,3 % +352 pb
LCI Balanced CHF S +5,1 % +367 pb +5,1 % +367 pb LCI Balanced CHF SE +6,0 % +457 pb +6,0 % +457 pb
LCI Growth CHF S +5,9 % +360 pb +5,9 % +360 pb LCI Growth CHF SE +6,7 % +440 pb +6,7 % +440 pb
LCI Yield EUR S +4,4 % +112 pb +4,4 % +112 pb LCI Yield EUR SE +5,4 % +211 pb +5,4 % +211 pb
LCI Balanced EUR S +6,2 % +391 pb +6,2 % +391 pb LCI Balanced EUR SE +6,8 % +459 pb +6,8 % +459 pb
LCI Growth EUR S +7,9 % +357 pb +7,9 % +357 pb LCI Growth EUR SE +8,3 % +395 pb +8,3 % +395 pb
LCI Yield USD S +4,6 % -7 pb +4,6 % -7 pb LCI Yield USD SE +5,3 % +60 pb +5,3 % +60 pb
LCI Balanced USD S +5,6 % +195 pb +5,6 % +195 pb LCI Balanced USD SE +6,1 % +247 pb +6,1 % +247 pb
LCI Growth USD S +6,5 % -8 pb +6,5 % -8 pb LCI Growth USD SE +6,9 % +31 pb +6,9 % +31 pb

Rendements en devise de référence ; orig. = depuis l'origine (annualisé). Chiffres positifs en vert, négatifs en rouge. Source : La Côte Invest.

Coussins depuis l’origine

Comme la fenêtre s’ouvre à l’origine de janvier 2016, les chiffres depuis l’origine sont identiques aux rendements 2016 : des rendements annualisés de +4,3 % à +8,3 %, tous en avance sur l’indice sauf les deux profils USD qui l’ont essentiellement égalé. Les coussins d’année de lancement les plus forts ont été constitués dans les profils CHF et EUR Balanced/Growth (+3,6 % à +4,6 % p.a. d’avance). C’est la base à partir de laquelle le historique pluriannuel est mesuré.

Meilleurs et pires contributeurs

(Au niveau des sous-classes d’actifs, direction moyennée sur les stratégies ; la contribution variant fortement selon le profil, aucune valeur moyenne unique n’est indiquée.)

  • Meilleurs contributeurs : l’ampleur de la contribution fut l’histoire de l’année. Les actions nord-américaines furent le plus grand contributeur dans presque toutes les stratégies. Élément crucial pour les profils orientés revenu, le complexe crédit en reprise — obligations à haut rendement et obligations des marchés émergents — fut un positif majeur après l’inversion de la vente massive de début d’année. Dans les profils SE, l’or fut un fort contributeur (son rallye du premier semestre) aux côtés de l’immobilier.

  • Pires contributeurs : les détracteurs furent rares. Les actions suisses furent un léger frein dans la plupart des profils, et les obligations d’État ont un peu rendu à mesure que les rendements montaient en fin d’année. Les actions britanniques furent légèrement négatives en termes de devise de référence, reflétant la chute de la livre après le Brexit.

Meilleures et pires positions

  • Meilleures positions : les actions liées aux matières premières et aux marchés émergents ont mené le rebond. iShares MSCI Canada a rendu environ +24 % à +28 % selon la devise de référence, avec Amundi MSCI Indonesia (+16 % à +20 %) et les ETF actions américaines (+11 % à +15 %) également solides.

  • Pires positions : les retardataires furent modestes. UBS MSCI Switzerland 20/35 fut le plus faible (environ -3,6 % à -4,9 %), avec Amundi MSCI India et le SPDR FTSE UK All Share légèrement négatifs — la position britannique reflétant la faiblesse de la livre liée au Brexit. Aucune position n’a été exclue : il n’y a eu ni produits structurés arrivés à échéance ni cotations erronées à pondération nulle dans la fenêtre 2016.

Impact de change

Les effets de change furent globalement modestes, avec une signature Brexit nette :

  • Profils CHF : le change fut à peu près neutre (-0,3 % à +0,1 %).

  • Profils EUR : le change fut un léger vent porteur (+0,5 % à +0,9 %), les positions USD gagnant.

  • Profils USD : le change fut un léger vent contraire (-0,3 % à -1,2 %), principalement dû à une livre nettement plus faible (la ligne GBP fut le plus grand détracteur de change dans chaque stratégie après le référendum de juin).

Changements de portefeuille

En tant qu’année de lancement, 2016 a vu les profils SE (gestion active renforcée) développer leur allocation aux actifs alternatifs : en septembre, l’immobilier a été réduit de 500 pb et le Private Equity (Partners Group Global Value) introduit à 500 pb — une rotation un-pour-un au sein des alternatifs laissant le profil de risque global inchangé. Les profils S (semi-passifs), qui ne détiennent pas d’alternatifs, sont restés inchangés sur l’année.

Note éditoriale

Pour une année de lancement qui a commencé par une frayeur Chine/pétrole et absorbé le choc du Brexit, 2016 fut un début encourageant : chaque stratégie a fini positive et presque toutes ont battu leur indice, la surperformance venant d’une vraie diversification — actions, crédit redressé, or et immobilier ont tous tiré leur poids plutôt qu’un pari unique. Le développement du profil Private Equity en septembre marque le moment où les stratégies SE ont atteint leur forme prévue. Le coussin d’année de lancement établi ici est le fondement de l’historique relatif pluriannuel qui suit.

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